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 (bianca) don't mind me

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Sujet: (bianca) don't mind meMar 22 Déc - 16:46
- @bianca earl -

15.06.2020
Un sursaut, ses paupières brutalement relevées dévoilent des pupilles dilatées et l'échec d'un mouvement pour se redresser le ramène à la réalité. Un cauchemar, sans doute, bien qu'il n'en ait pour une fois aucun souvenir. Nouveau sursaut, alors que du mouvement semble avoir lieu de l'autre côté de la porte de sa chambre. Il met quelques secondes à réaliser que le bruit ne peut pas avoir été produit par l'un de ses chiens, la conscience de les avoir laissés chez Briséïs lui revient et son cœur s'emballe, puisque le bruit persiste, des pas légers mais audibles explorant son appartement. Il distingue comme des paroles – des jurons ? – avant que les battements de son cœur affolé ne prennent le dessus sur tout autre son. Il envisagerait presque de se pincer, après tout il n'est encore qu'à moitié réveillé, mais un énième son sorti du salon le convainc de la réalité de l'expérience, alors qu'il devine l'une de ses coupes tombée (ou poussée) de l'étagère sur laquelle elle trône, poussiéreuse et inutile, lui riant au nez depuis des mois. Qui que ce soit, introduit ainsi en pleine nuit chez lui, agit comme s'il n'y avait personne. Ou comme chez soi, et Cass se prend de l'espoir rassurant qu'il connait peut-être l'intrus, un ami lui faisant une blague douteuse, quelqu'un venu le sortir de sa torpeur des dernières semaines, lui qui n'a plus mis le nez dehors que pour ses chiens et qui, finalement trop las, les promenades lui demandant bien trop d'efforts aussi bien physiques que mentaux, a dû se résoudre à les confier à leur ancienne famille d'accueil le temps de sortir la tête de l'eau. Parce qu'il s'en voulait de ne plus pouvoir leur offrir les journées qu'ils méritent, et parce que s'en vouloir pour cela l'enfonçait un peu plus dans la spirale infernale. Son cœur se calme lentement à la possibilité que, dans la pièce voisine, se trouve simplement un imbécile décidé à le secouer. Il se redresse enfin pour sortir du lit, s'installant dans son fauteuil avec moins de dextérité qu'il ne le voudrait, et pousse doucement la porte déjà entrouverte, pour apercevoir une parfaite inconnue, l'air inoffensive, gamine un peu trop jeune pour jouer les voleuses – mais qui est-il pour juger, le gosse ? « What the... » Les mots s'échappent de sa gorge sans passer par la case cerveau et il la voit réaliser sa présence, plus surprise que véritablement honteuse ou affolée d'être prise sur le fait. Il ne peut s'empêcher de songer que, s'il n'y avait pas le fauteuil, elle aurait déjà filé, mais ravale l'amertume pour une incompréhension mêlée de colère: « Et on peut savoir c'que tu fous là ? » Beaucoup moins intimidé par l'intrusion maintenant qu'il fait face à des traits presque enfantins malgré leur expression fermée, la tension dans ses muscles ne se relâche pas pour autant, et ses doigts ne desserrent pas leur étreinte autour des accoudoirs. Le fait qu'elle n'ait pas encore fui ne présage rien de bon et, Cass, il n'est pas d'humeur. Il ne l'est jamais.

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Sujet: Re: (bianca) don't mind meMar 5 Jan - 7:41
Vraiment, Bianca a prévu le coup sous tous les angles (et elle ne le fait pourtant pas toujours). Mais qu'aurait-elle pu faire de plus cette fois-ci ? Elle a guetté cet appartement de l'autre côté de la rue, qu'elle pouvait facilement voir, derrière la vitrine du dernier restaurant en date où elle travaille. Elle l'a guetté pendant des jours et des jours, et rien – pas une visite, pas un volet d'ouvert, ni un signe de lumière à travers les interstices. Pas un signe de vie. Et elle n'en est pas restée là. Elle s'est aventurée une première fois sur le pas de la porte, pour voir que les courriers s'accumulaient sur le paillasson ; puis une seconde fois pour en avoir le cœur net : elle a frappé à cette porte, sous couvert de prétendre une erreur d'adresse si quelqu'un finissait contre toute attente par se pointer. Mais là encore, pas âme qui vive. Que conclure si ce n'est que le logement est déserté ? Des propriétaires qui sont partis en vacances... qui ont eu une urgence familiale ou professionnelle à l'autre bout du pays, qu'est-ce qu'elle en sait ? Tout ce qui lui importe, c'est que la voie est libre pour s'accaparer les lieux en attendant. Elle s'est bien trouvée un entrepôt abandonné où squatter dernièrement, seulement si elle peut saisir l'occasion d'un peu plus de confort, elle ne va pas se gêner.
Cette nuit, c'est donc la bonne : elle s'invite une troisième fois, mais cette fois-ci par l'escalier de secours. Elle s'arrête devant la seule fenêtre sans volet, enroule un vêtement autour de sa main, avant de s'essayer à briser le carreau proche de la poignée. Une fois chose faite, il ne lui reste plus qu'à ouvrir pour pénétrer par effraction dans ce qui semble être la salle de bains. Comme une voleuse (ce qu'elle n'est pas tout à fait, ou pas seulement), elle reste néanmoins sur ses gardes et avance sur la pointe des pieds jusqu'au salon, puis la cuisine. Et c'est peut-être là son erreur : elle ne finit pas son tour d'inspection, pour plutôt jeter son dévolu sur le frigo. C'est que la gosse a la dalle, et si elle ne s'attend pas à tomber sur un véritable festin dans ces conditions, elle trouve quand même quelque chose à se mettre sous la dent. Et, surtout, surtout, elle finit par mettre la main sur un fond de bouteille. Avec sa trouvaille, elle s'en retourne ainsi au salon, non sans se cogner au passage contre un coin de table. Putain. Bon c'est pas grave. Où est-ce qu'elle peut trouver un verre ? Certainement là d'où elle vient, la cuisine. Mais n'est-ce-pas mieux une coupe ? Alors que son regard vient à s'attarder sur, non pas des coupes de champagne, mais des trophées. Sans hésiter, elle en prend un (en fait tomber un autre au passage), le dépoussière d'un coup de manche, avant de faire couler l'alcool. Pour une fois qu'elle ne boira pas à la bouteille.
À présent que les premières gorgées sont avalées, elle prend enfin le temps de jeter un œil plus attentif à la pièce, à la faible lueur de son portable. Elle cherche une photo peut-être, ou bien un nom sur une feuille d'impôt abandonnée. Elle est curieuse – qui est-ce qui peut bien habiter ici ? Peut-être un jeune couple, ou bien une vieille sexagénaire... ou un gars en fauteuil roulant. Celui-là même qui, contre toute-attente, se fait entendre derrière elle. Aussitôt elle fait volte-face sans cacher sa surprise ! What the fuck, effectivement. Pas de quoi la déstabiliser indéfiniment, ou la faire prendre ses jambes à son cou malgré tout – certainement que son handicap visible joue un rôle dans sa décision de s'attarder, au moins pour faire entendre son impudence.
- À quoi ça ressemble ? Oui, elle est entrée par effraction. Et oui, elle s'est faite prendre la main dans le sac.
- J'visite. L'agent immobilier est dans la salle de bains, prêt à me vendre les mérites d'une barre de maintien pour faire ses exercices à côté des chiottes. Ou comment démontrer sa connerie malgré elle, quand elle cherche pourtant à faire la maline. L'impertinente devrait tout de même songer à se montrer plus prudente.
- Et vous êtes plusieurs, à vous cacher là-dedans ? demande-t-elle, tout en cherchant à voir ce que cache la pièce derrière lui, de là où elle est. Car elle ne s'approche pas pour autant, elle campe sur ses positions. Même si, l'instant d'après, elle réalise combien c'est peu probable qu'ils soient deux à se terrer dans ces conditions, si bien qu'elle se permet finalement de faire la conversation.
- Je pensais pas trouver quelqu'un ici. Ça fait combien de temps que tu fais le mort ? Parce que je guette le coin depuis une semaine, et j'ai rien vu. Tout ça pour dire que non, vraiment, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même si une intruse a fini par y voir une occasion de squatter. Et de boire sa bouteille. D'ailleurs, elle n'en perd pas son culot au passage, en lui proposant de partager.
- Un verre ? C'est pas comme s'il s'agissait de sa propre bouteille après tout.

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(bianca) don't mind me

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