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 I'm sorry, I cannot be what you need me to be

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Sujet: I'm sorry, I cannot be what you need me to beMer 22 Sep - 2:16
I'm sorry, I cannot be
what you need me to be.
Feat. Nate & Anim


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Un long et difficile soupir traverse tes lèvres alors que tu te réveilles péniblement. Tu ne sais pas quoi penser de ce rêve que tu viens de faire. Tu ne sais pas quoi penser de toute ta vie en générale. Tu n'as plus aucune idée d’où tu t'en vas. Pour toi, l’avenir n’est un grand brouillard plein d’incertitude loin du futur qui t’était tracé, encore. Tu te redresses doucement, mais surement, pour t’asseoir de façon à être assez proche de lui pour pouvoir glisser ta main dans ses cheveux et caresser ceux-ci. Oh Nate… Si tu savais comment je suis désolé d’être… Moi. Je ne suis pas con, je ne suis pas aveugle. Je suis bien conscient de ce que tu ressens pour moi. J’aimerais tellement être capable de te dire que ces sentiments sont réciproque.. Si tu savais à quel point j’ai besoin de toi dans ma vie, si tu n’en as pas déjà conscience. Je me suis accroché à toi bien plus fort que je ne l’avais prévu et je me sens tellement mal de ne pas être capable de t’offrir ce que tu veux. Si seulement j’arrivais à décrocher de cette relation qui s’est pourtant éteinte il y a si longtemps. J’aimerais tellement pouvoir cesser d’espérer pour le passer de revenir et pouvoir aller de l’avant. Mais non, il semblerait que je n’arrive pas à agir intelligemment. Elle avait raison, j’aurais dû couper les ponds complètement. Peut-être est-ce ce que tu devrais faire avec moi.. Retourner à Washington, retourner avec l’équipe et simplement m’oublier ? Je sais, bien plus facile à dire qu’à faire, j’en ai entièrement conscience..

Après l’avoir observer un moment en silence, tu te penches vers lui pour déposer délicatement un baiser sur ses lèvres avant de te lever. Tu prends appuie sur le bureau à ta lever afin d’éviter de retourner à la rencontre du sol pour une énième fois. Une inspiration, deux inspirations, c’est à la troisième que tu récupères le courage nécessaire pour sortir de la chambre d’un pas plus qu’incertain. Comment marcher peut-être devenu aussi difficile… Une chose si simple devenu tout un défi. Tu n'arrives même plus à manger comme il le faut. Voir tout simplement.. Tu n'as rien avalé depuis trois jours et tu n'as même pas l’impression que tu y arriveras de si tôt. Que dire du simple fait de respirer ? Même ça, c’est tout un défi.. Comment es-tu sensé garder la tête haute et avoir espoir quand tu n'arrives même plus à vivre seul ? C’est bien facile de dire qu’il faut s’accrocher, que les choses iront mieux, mais quant à toi, c’est de la merde ce qu’ils disent. C’est très facile à dire quand t’es en parfaite santé, quand ta vie ne tient pas qu’à un fil.. C’est frustrant de les écouter parler de toutes les options possibles, des statistiques et de comment le positif apporte le positif. Tu n'as pas besoin qu’on te tienne par la main en te disant que tu vas t’en sortir, tu as juste besoin de… Tu ne sais même pas de quoi tu as besoin. Tu sais juste que tu en as rien à foutre de ces encouragements stupides. Tu voudrais simplement pouvoir vivre normalement… Mais il semblerait que ce soit trop demandé.

Tu te traines lentement, mais sûrement, jusqu’à la salle de bain et te penche pour allumer l’eau de la douche, la mettant à haute température. Tu as besoin de chaleur, humaine serait mieux, ça réchaufferait mieux, mais tu va te contenter de l’eau de la douche. Comment peux-tu avoir si froid en étant aussi vêtu ? En étant malade, évidement. Mais bon, tu te débarrasse de ces vêtements qui te gardent faussement au chaud et tu prends un moment pour t’observer dans le miroir. Ton regard se pose premièrement sur ton visage qui n’est que fatigue et démotivation. Tu descends ensuite les yeux vers ton torse, là où les muscles ont cédés, laissant paraitre un relief de tes côtes. Si tu continues comme ça, tu vas pouvoir devenir un squelette vêtu d’un manteau de peau.. Tu fermes brièvement les yeux dans un soupir et te décide finalement à rentrer dans la douche. Tu restes là, le corps et la tête sous l’eau, sans bouger, à simplement te perdre dans tes pensées. Tu te laisses malheureusement emporter dans une spirale de souvenir et d’envie qui ne font que te rappeler que la vie peut être très merdique et toi très stupide. Mais l’avantage d’être dans la douche, c’est que tu peux paisiblement rester assis sous l’eau à pleurer sans que ça ne puisse paraitre ou déranger qui que ce soit..
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Dernière édition par Roby-Anim Weston le Mar 19 Oct - 1:01, édité 3 fois
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beDim 3 Oct - 22:54
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Tu sais pas ce que t’as fait pour mériter ça. T’as pas le sentiment d’avoir cumulé tant de mauvais points pour que ton karma te fasse payer ta mauvaise conduite à ce point. C’est clair que t’es loin d’être un ange, que t’as pas toujours pris les bonnes décisions, guidé trop souvent par un égoïsme revanchard vis-à-vis de la vie, de ce foutu destin qui t’a jamais gâté, t’a arraché trop tôt aux personnes que t’aimais. Mais tu penses pas n’être fait que de négativité et de pourriture non plus. Tu traines des bagages, comme tout le monde, mais tous tes placards n’enferment pas non plus des cadavres nauséabonds empestant la malchance.

Pourtant, tu maudis ton existence depuis un moment. Tu maudis cette douleur quotidienne qui te ronge le cœur. Tes nuits sont agitées, torturées, par ce visage qui revient encore et toujours. Tu voudrais lui dire que tu le détestes, que tu voudrais ne plus le voir, plus jamais. Ta vie ne s’en porterait que mieux. Mais il compte trop pour toi. Et c’est ce paradoxe qui te déchire de l’intérieur.

Et comme si ce chaos n’était pas suffisant, il a fallu qu’il tombe malade. Alors même si t’avais voulu le détester, tu le pourrais même pas. Comment pourrais-tu détester un homme fragilisé par maladie ? Comment pourrais-tu haïr celui qui parvient à faire vibrer ton cœur comme personne n’en a jamais été capable ?

Tu sens ses doigts serpenter dans tes cheveux. Il pense sûrement que tu dors, mais c’est pas le cas. T’es plus certain de savoir ce qu’est une nuit paisible depuis que t’as commencé à développer ces sentiments pour Anim. Tu retiens un frisson quand tu perçois la chaleur de ses lèvres sur les tiennes. Une chaleur suivie d’un soufflé glacé et vampirique. As-tu cette sensation depuis qu’il est malade, ou depuis qu’il se nourrit de tes sentiments sans rien te donner en retour ?

L’emprunte suave de son corps finit par laisser la place à un courant d’air. La froideur de la solitude. Tu tournes la tête pour t’assurer que tu es bien seul, attrapes ton téléphone pour consulter l'heure et patientes encore quelques minutes avant de trouver le courage de t’extirper des draps. Dès que tu quittes la déprime dans laquelle la nuit te plongé toujours, tu redeviens le plus adorable des chatons. Tu abandonnes ta rancœur dans le lit et ne penses plus qu’à son bien être, son bonheur, son confort.

T’envisages de te diriger vers la cuisine pour lui préparer de quoi adoucir son mal, quand t’entends l’eau de la douche qui s’écoule depuis la salle de bain. Tu te diriges vers celle-ci et pousses doucement la porte, à la recherche de cette silhouette que tu connais par cœur. Doucement, tu l’appelles :

- Anim ?

Pas de réponse. Mais t’oses pas faire un pas de plus, comme si la pudeur te retenait. Tu penses juste qu’il ne t’a pas entendu.

- T’as envie de quoi pour le p’tit dej ? Des pancakes ou des œufs ?

Silence radio. Tu commences à t’inquiéter, t’interroger. Cette angoisse passagère te pousse à forcer la barrière qui te maintenait dehors jusque là. T’avances, à pas feutrés, et soupires de nouveau :

- Anim ? Tout va comme tu veux ?

Tu t’approches du rideau qui vous sépare encore et t’attends juste qu’il te réponde, silencieusement, redoutant encore les raisons de son mutisme.
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beLun 4 Oct - 17:34
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L’esprit envahis de pensées chaotique, il y en a pourtant une qui revient et qui semble même s’imposer au-dessus des autres. Cette révélation qu’elle t’a fait il n’y a pas si longtemps. Tu l’as attendu avec tellement d’espoirs pendant des années, tu aurais dû en être réjouis. Une partie de toi l’était, mais tes pensées c’étaient rapidement dirigées vers lui… Lui qui a été là pour toi pendant toutes ces années, qui l’est toujours malgré la torture que tu lui imposes. Pourquoi est-il toujours là ? N’a-t-il donc pas d’instinct de réservation ? Est-il un cas désespéré au même niveau que toi ? Est-il bercé par l’espoir ou simplement incapable de laisser aller pour le mieux ? Dans tous les cas, tu ne peux te permettre de juger. Tu es un bordel émotionnel sans nom, toujours accroché à cette relation que tu avais dans le passé, à la nostalgie et pourtant, tu réalises petit à petit que tu es en amour pardessus la tête avec cet homme qui partage ton quotidien depuis déjà si longtemps. Mais quel niveau d’idiotie as-tu réussi à atteindre… Et de te retrouver dans un tel moment de confusion et d’incertitude, ce n’est pas nécessairement quelque chose dont tu avais besoin en ce moment. Mais bon, on ne décide pas quand ça arrive. Sinon, ça n’arriverait jamais, non ?

Tu redresses la tête en entendant le son de sa voix, regardant l’ombre floue que son corps produit de l’autre côté du rideau. La simple mention de nourriture te donne la nausée, la même qui t’accompagne depuis déjà quelques jours. Tu prends alors une bonne inspiration pour tenter de faire partir celle-ci et cherche la force de te relever, force qui est si difficile à trouver ces derniers temps. De par cette silhouette qui se fait de plus en plus massive, tu devines qu’il se rapproche. C’est en mordant quelque peu ta lèvre que tu chasses l’envie de lui demander de te rejoindre. Ce n’est pas le temps pour ça.. Tu laisses un soupir se faire entendre à sa dernière question. Bien-sur que non, quelle question. Rien ne va comme tu le veux, mais ainsi va la vie. Il ne faut pas penser à ça, non, tu dois garder ton esprit axé sur autre chose, sinon tu ne seras voué qu’à sombrer, bien que tu aies l’impression qu’il est déjà trop tard pour ça.. Est-il trop tard pour ta personne ? Aurais-tu atteins la limite imposé par la vie.? Tu crains que la réponse soit oui. Tu as cette peur et pourtant certitude que le temps t’est compté et le pire dans tout ça, c’est que tu ne sais pas combien de temps il te reste sur le compteur.

Dans un mouvement qui te semble presque être un très grand effort, tu arrêtes l’eau pour finalement te lever. Tu commences par sortir ton bras pour agripper une serviette que tu enroules autour de ta taille avant d’ouvrir le rideau et sortir ta carcasse de la douche. Tu lèves les yeux rougis et quelque peu gonflés par les pleurs vers lui, mais tu oses lui adresser un sourire. Tu t’empares ensuite d’une deuxième serviette alors tu frissonnes violemment, happé par la froideur ambiante. Pourtant, la température de la pièce n’est pas si basse, mais ta tolérance en a pris un coup. Tu places donc celle-ci sur tes épaules afin d’envelopper le haut de ton corps qui était encore à découvert. Tu te rapproches un peu plus de lui et poses ton front contre son épaule. Tu viens de te lever, mais tu es déjà épuisé, la force que tu avais se fait lentement gruger par cette maladie tout autant que par le traitement que tu suis.

J’ai pas faim... Et puis pourquoi t’es encore là..? Qu’est-ce que t’attends pour retourner faire ta vie à Washington.?

C’est avec difficulté que tu poses ces questions. Pas parce que tu as peur des réponses à suivre. Non. En fait, tu ne t’en rends peut-être pas encore compte, mais plus le temps avance, plus tu as de la misère à respirer, comme si l’air avait moins d’espace pour passer. Mais c’est tellement progressif que tu ne le réalises pas encore. Et c’est sans parler de tes cordes vocales qui sont lentement atteintes par le tout, rendant le parler plus.. Difficile et différent.

Tu restes ainsi contre lui, les yeux de nouveau fermés, sans bouger ni rien dire de plus. Tu ne fais que profiter de la chaleur qu’il dégage, du support qu’il t’amène. Tu profites du moment présent, ou presque, puisque ta tête continue d’être envahie de questions et de réflexions quant à ton avenir, si tu peux en avoir un. Tu es réellement tiraillé entre ce que tu pourrais avoir avec lui et ce que tu pourrais récupérer avec elle. Tant d’options, si peu de capacité à te décider. Tu finis par enfin te redresser et quitter la pièce pour retourner à la chambre. Tu te sèches complètement pour ensuite enfiler un jogging et une veste en coton, tu essaies de t’habiller le plus chaudement que tu peux en ce moment.
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beDim 17 Oct - 20:29
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Tu te demandes pourquoi tu te cramponnes autant à cette vie dans laquelle tu n’as pas ta place. Quand tu as enfin compris qu’Anim ne te laisserait sans doute jamais la moindre chance, tu as hésité à tout quitter, tout plaquer, pour retourner à ton ancienne vie, bien loin de toutes ces souffrances que tu t’infliges inutilement au quotidien. Tu aurais pris cette décision sur un coup de tête, comme tu le fais toujours. Puis, tu l’aurais regrettée, finissant par payer les pots cassés de ton impulsivité. Évidemment, ta fierté t’aurait bien trop étouffé pour que tu fasses le choix de revenir en arrière. Mais finalement, alors que c’est la voix du cœur que tu as choisi de suivre, en es-tu pour autant véritablement plus heureux ?  Malheureusement, tu dois te rendre à l’évidence : chaque jour de plus passé aux côtés d’Anim, sans pouvoir rien espérer de lui, te ronge davantage et te fait souffrir.

Ces derniers temps, tu optes pourtant pour une parade qui te convient assez peu. Tu portes le masque du colocataire idéal, qui vit cette situation comme si elle n’impliquait pas la moindre meurtrissure. Tu te montres souriant, ne réclames rien, fais semblant de ne pas vivre cette colocation comme un terrible fardeau. En fait, tu affiches ton meilleur visage comme si, inconsciemment, tu cherchais tout de même à convaincre Anim que tu restes le bon choix, celui qui pourra véritablement le rendre heureux, contrairement à Joëlla. Pour ce faire, tu t’appliques, tu deviens l’amant dévoué aux petits soins pour l’homme malade qui partage ton foyer. Puis au-delà de tout, tu aimerais rendre son existence plus douce, parce que tu sais qu’elle n’a plus rien d’édulcoré depuis que le bilan est lourdement tombé.

C’est pour cette raison que tu te traînes jusqu’à lui une fois qu’il t’échappe. Tu le suis jusque dans la salle de bain, en espérant formuler une demande qui lui plaira. Mais face à tes questions si prévenantes, tu n’obtiens que le silence. Immédiatement, tu t’inquiètes, comme un réflexe, depuis que tu sais qu’il pourrait claquer à tout moment. T’es même pas certain de savoir comment on meurt techniquement d’un cancer. Puis comment elle survient, la mort, quand tu te coltines ce genre de maladie ? Ça te foudroie soudainement ou ça te tue à petits feux ? T’es hanté par l’idée qu’un matin, tu pourrais te lever et le retrouver là, effondré sur le sol. Qu’est-ce que tu pourrais faire si ça arrivait ? Est-ce que tu pourrais seulement y changer quelque chose ?

Derrière le rideau, tu distingues à peine la succession de ses mouvements pour arrêter l’écoulement de l’eau et saisir une serviette. Son bras sort de derrière le voile de tissu imperméable tel le membre blafard d’une créature venue d’outre-tombe. Le rideau s’ouvre. Anim sort. Ses yeux semblent si rouges qu’on pourrait croire qu’il a pleuré pendant des heures. Silencieusement, tu l’observes, sans réellement savoir quoi dire. Tu lui as déjà demandé si ça allait mais il ne t’a pas répondu. Ce serait stupide de réitérer la question dans la mesure où l’évidence saute aux yeux. Lentement, il s’approche et finit par laisser son front tomber contre ton épaule, comme si sa tête pesait soudainement une tonne. Tu sursautes presque face à ce contact inattendu et là, il ouvre enfin la bouche. Sa réponse te cisaille de l’intérieur. Toi qui es d’un naturel susceptible, tu te demandes pourquoi il se donne autant de mal pour te blesser, alors que t’as déjà les deux genoux ancrés dans le sol.

- C’est trop aimable de m’balancer ça dès le matin. On t’a déjà dit que t’avais un don pour mettre les gens de bonne humeur ?

T’as le verbe un peu amer, un peu acerbe. Ton tempérament de feu t’oblige à répondre violemment, pour te protéger. Rendre d’autant plus dure cette carapace que tu t’es donné tant de mal à créer pour te séparer du reste du monde, des gens. Et jusqu’alors, seul Anim était parvenu à la fissurer.

Son front reste un long moment collé à ton épaule, si bien que tu ne sais toujours pas comment réagir. Mais au bout d’un temps, il finit par se détacher de toi et semble avoir toute la peine du monde à quitter la pièce.

- Si on m’avait dit que l’cancer te rendrait si aigri...

Si aigri, si imperméable à toi. C’est comme s’il s’en fichait de toi. Et en même temps, il a sans doute mieux à penser qu’un pauvre type perdu qui est incapable d’assumer ses sentiments.

- J’mange sans toi alors ? que tu lui demandes en le suivant jusqu’à la chambre, là où tu le retrouves habillé, vêtu de pièces de tissu qui cachent partiellement sa maladie.

T’as envie qu’il te dise que vous allez partager cette matinée ensemble, mais t’as peu d’espoir. Vu ses premières réponses de la journée, il a sûrement pas envie de voir ta sale tronche de la semaine.
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beMar 19 Oct - 0:40
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Appuyé contre lui, ce pilier qui te supporte et t’empêche de t’effondrer, mentalement et physiquement, tu te questionnes quant à la raison qui le pousse à rester avec toi. Tu lui poses d’ailleurs la question, sans réaliser qu’au moment où ces paroles traversent tes lèvres, le ton de ta voix ne s’agence pas au questionnement que tu voulais faire. Non, au contraire, tu lui parles d’une voix bête et froide. Tu ne le réalises qu’avec sa réponse. Tes sourcils se froncent quand tu assimiles qu’il a mal compris ta question à cause de ça. Est-ce que tu t’excuses et te reprends ? Non, tu en as même pas l’énergie. Tu te contentes simplement de te détacher de lui pour retourner à la chambre afin de t’habiller. Tu te couvres autant que tu le peux pour essayer de bloquer la froideur qui tente si violemment de t’agresser. Impossible de retenir ce rire au commentaire qu’il lance sur ton attitude. Il y aurait encore moyen de te rendre heureux, si on ne te le refusait pas.

Ce n’est qu’après sa question que tu te tournes vers lui. A-t-il réellement envie de ta compagnie plus que désagréable plutôt que de manger seul et en paix ? Peut-être pourrais-tu faire l’effort d’être supportable avec lui, surtout considérant ce que tu as à lui dire. Et puis, manger pourrait être une bonne idée pour toi. Ce n’est pas en arrêtant de manger que tu vas regagner des forces.. Mais ce n’est pas en faisant ami ami avec la toilette non plus que ça ira mieux. Tu pousses alors un léger grognement d’exaspération avant de te décider à lui répondre. Décidément, t’es parti pour le faire attendre lui.

Je peux bien te tenir compagnie. Qui sait, je pourrais te voler une bouchée ou deux par principe de dire que j’ai mangé quelque chose aussi.

T’es pas trop convaincu que ça va passer, mais tu ne perds rien à essayer. Tu le contournes alors pour te diriger vers la porte de chambre, non pas sans saisir sa main au passage. Ainsi tu le traines jusqu’à la cuisine, ou plutôt, tu espères qu’il te suive, parce que t’auras pas la force de le tirer contre son gré. Et s’il veut pas, c’est pas grave, dans tous les cas, tu finis par t’arrêter au beau milieu du couloir en te tournant vers lui pour le regarder droit dans les yeux. Tu repenses à ce qu’il a dit un peu plus tôt.

Tu veux savoir pourquoi j’ai une attitude de merde comme ça ? Même si tu veux pas, je te le dis pareil. D’après toi, d’où vient ma bonne humeur ? Clairement pas des nuages hein ! Ma joie carbure au hockey, à l’alcool et au sexe. Tu croises les bras tout en prenant un petit moment pour souffler un peu. Trop de mots prononcés de suite et pourtant, pleins d’autres arrivent. Malheureusement, je suis pas assez en forme pour être sur la glace, obviously. On me refuse toujours le droit à ne serait-ce qu’un verre d’alcool. Et finalement, je suis supposément trop fragile pour le sexe. Sais-tu c’est quand la dernière fois que j’ai couché avec quelqu’un ? En avril dernier, il y a cinq moi de ça ! Tu prends un air pensif en détournant le regard un instant. C’est pas vrai. Ça remonte à il y a un peu moins de deux semaines. Mais ce que j’aurais réellement besoin, c’est de me faire agripper par la gorge et me faire baiser avec tellement de force et d’agressivité que j’en perdrais la tête et la capacité de fonctionner pour les heures à suivre. Ça, ça me rendrait vraiment de bonne humeur. Mais non, je peux pas. Alors je pourrais me contenter d’une bonne bouteille de Jack Daniel’s qui pourrait tout aussi bien me faire perdre la tête. mais encore une fois, ça a bien l’air que j’ai même pas le droit. Donc je suis désolé si j’ai une attitude de merde, mais si tu n’es pas pour me laisser avoir droit à une de ces sources de bonheur, va falloir assumer. 

Ayant fini de parler, tu mords ta lèvre inférieur sous la frustration sexuelle qui t’envahis agressivement. Tu te tournes ensuite dos à lui en but de te rendre à la cuisine, mais tu dois abandonner le projet. Tu t’appuies, dos contre le mur en y posant ta tête alors qu’un étourdissement semble vouloir te jeter par terre. Tu fermes les yeux et tentes de prendre une bonne inspiration, bien qu’il t’en soit assez difficile. Tu as l’impression d’avoir la gorge nouée, mais tu te dis que ça doit être l’accumulation de colère qui te fait ça. Ça ou bien le fait que tu t’es simplement laissé emporté et as beaucoup trop parlé pour ton bien. Dans tous les cas, tu n’oses plus bouger, ou même ouvrir les yeux. Tout ce que tu arrives à faire, c'est de laisser une larme se frayer un chemin sur ta joue alors que tu attends que ça se passe.
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beMar 2 Nov - 21:55
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Nate & Anim


Il se décroche de toi face à tes paroles acerbes, paroles que tu n’as pas pu tout simplement contenir, comme l’aurait pourtant voulu le bon sens. Mais tu ne fais jamais preuve de bon sens. Jamais. T’es la spontanéité incarnée. Et même si Anim est malade, tu n’en deviens pas moins plus doux. Tu devrais, sans doute, le ménager un peu mais ta colère et ta frustration prennent résolument le dessus. Tu souffres, t’as mal, et tu ressens le besoin de l’exprimer d’une manière ou d’une autre. Sauf que tu sais pas communiquer, Nate. T’as jamais appris à faire ça. T’es qu’un empoté des sentiments, toi.

- Ça te ferait pas de tort de manger un peu, pour te remplumer.

Tu balances ça comme si Anim y pouvait quelque chose, comme s’il avait choisi d’avoir la peau sur les os, de perdre toute sa masse musculaire et le peu de gras qu’il avait. Mais ça te fait presque plaisir de le malmener un peu. Tu as l’impression d’être supérieur à lui, l’espace d’un instant ; d’avoir le contrôle. Ça t’arrive si peu souvent dans votre relation… D’habitude, c’est toi qui dépends de ses sentiments, de ses désirs, de son bon vouloir. Tu te plies à ses volontés sans broncher, même si ça ne fait qu’enfoncer plus loin le couteau dans la plaie. Tu agonises.

Il te contourne et attrape ta main, comme s’il cherchait à te conduire quelque part. Où ? C’est la grande question. T’aimerais comprendre son attitude énigmatique mais sans doute qu’Anim ne la comprend pas lui-même. Tu te contentes de te laisser faire, en roulant des yeux. Quelle sera sa nouvelle lubie ? Tu t’interroges. Mais soudainement, il s’arrête, te toise. Que va-t-il dire cette fois ? Tu le découvres presque immédiatement, quand il déballe tout son sac, l’intégralité du contenu de son cœur, que tu ne soupçonnais pas.

- Il faut toujours que t’en fasses des tonnes, Anim… Tu retrouveras tout ça une fois que tu seras guéri. C’est qu’une question de temps. Te plaindre ne risque pas de t’aider.

Tu sens qu’il peine à t’expliquer tout ça, qu’il manque de souffle, et pourtant, t’as aucune pitié à lui rétorquer qu’il se plaint pour rien et trop. Pourtant, à sa place, tu sais que tu n’en mènerais pas large. Tu serais au trente-sixième dessous. Sans doute que t’aurais déjà baissé les bras, que t’aurais déjà sombré. T’aurais peut-être même mis fin à tes jours pour ne pas avoir à endurer le poids de la maladie au quotidien. T’admires Anim d’être aussi fort, de pas se laisser abattre, d’affronter la rudesse de la vie sans broncher, de se cramponner à du concret pour ne pas abandonner. Et c’est sans doute par jalousie que tu te montres aussi dur avec lui.

Tu retiens ton souffle quand il évoque son dernier rapport sexuel. Ton sang ne fait qu’un tour : t’ignores si c’était avec toi, ou un(e) autre. Le doute te déstabilise, te fait pâlir de jalousie, mais t’essayes de rien laisser paraître. T’essayes de ravaler ton orgueil pour balancer une réponse presque détachée :

- Tu sais, il suffisait de demander gentiment, j’aurais pu m’en charger...

Un sourire carnassier s’empare de tes lèvres. Tu l’avoues : l’appétit d’Anim éveille en toi une ardeur jusque-là éteinte. Pourtant, tu sais qu’au vu de son état, il serait pratiquement impossible de réaliser son souhait. Sans doute que ça finirait par lui faire plus de mal que de bien.

D’ailleurs, au terme de son long discours, Anim semble tourner de l’œil, comme si la formulation de ce dernier avait suffit à puiser dans ses dernières réserves. Soudainement, tu t’en veux de l’avoir autant malmené. Tu culpabilises et te précipites vers lui pour poser tes mains sur ses épaules.

- Anim, ça va ? Si c’est une blague, c’est pas drôle.

D’un coup, tu stresses. Ta carapace se brise, se morcelle. Ta respiration s’accélère. T’angoisses. Tu poses ta main sur sa joue et t’essayes de tourner son visage vers le tien.

- Anim, tu m’entends ? Tu veux t’asseoir ?

Et là, tu te demandes ce que t’as fait, Nate. Qu’est-ce que tu lui as fait ?
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beLun 8 Nov - 1:15
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Tu fronces les sourcils en entendant le commentaire qu’il te lance. Ah oui, comme si tu n’avais pas compris que manger t’aiderait avec ça. Comme si tu avais volontairement décidé d’arrêter de te nourrir pour te retrouver dans l’état que tu es. Il es chanceux que tu n’aies pas la force de lui tenir tête, parce qu’il n’aurait pas fini de t’entendre sinon. Tu lui jettes un regard sombre avant d’ajouter ta touche.

Une chance que t’es là, j’y aurais pas pensé.

Tu retiens un imbécile qui veut s’échapper à la fin de ta phrase. Il a beau te frustrer un peu, t’aimes étrangement cette attitude qu’il adopte avec toi. Il y a quelque chose dans cette façon d’être qui te fascine. Habituellement, c’est plutôt toi qui est de la sorte avec lui, ça fait différent. Mais tu ne veux pas t’y habituer, même si ça te dérangerait. C’est un trait particulier chez toi, tu aimes qu’on te contredise, qu’on te remette à ta place, tu aimes être malmené de la sorte, surtout par lui. L’ayant contourné pour sortir, tu ne sais pas pourquoi, tu ressens le besoin de le prendre par la main pour qu’il te suive. Oui, tu as en quelque sorte besoin de le savoir loin, mais encore, pourquoi ? Tu te refuses de questionner cette réflexion. De toute façon, ton cerveau est rapidement renvoyé quelques minutes plus tôt, sur une remarque qu’il t’a fait. Comme si ça avait fait un déclic dans ta tête, tu finis par lui déballer ton sac. Tu lui dis ces choses que t’avais même pas planifiées lui dire. Tu roules les yeux quand tu te fais dire que tu te pleins trop.

Peut-être pas, mais ça fait du bien de le dire.

T’étais pas pour rester silencieux sur cette remarque. T’es peut-être essoufflé, mis t’es pas muet. Au moins, pendant que tu te plains, t’es pas en train de te demander quels médoc tu pourrais mélanger en grosse quantité pour rapidement mettre fin à cette souffrance. Malheureusement, ça fait parti des pensées qui ont traversé ton esprit ces derniers jours. T’es toujours en valse avec tes émotions et tristement pour toi, ton esprit a développé avec perfection ta capacité à faire des plans fatidiques de la sorte. Au moins, pour l’instant, t’as encore le contrôle sur les pulsions, donc rien n’est à risque. Tu as beau le voir, ton cerveau masque la visibilité de la jalousie lisible sur son visage. Si t’étais moins con, tu en apercevrait des choses. Avec l’annonce qu’il te fait, ton imagination en fait des siennes. Tu peux trop facilement te faire une image et là, celle que tu te fais de Nate répondant à ta demande vient te rappeler à quel point tu le désires. Là, maintenant, tu te maudis d’être aussi mal en point parce que Dieu sait que tu profiterais totalement de lui à l’instant, si tu le pouvais. Et puis, il est bien certain que c’est à lui que tu demanderais pour ce genre de chose. Il est bien le seul et unique homme en qui tu as une telle confiance aveugle… Mais ça, tu n’oseras sûrement pas lui dire.

Cette pensée est rapidement chassé quand tu arrives à la fin de tes paroles. Le manque d’air que tu n’avais pas réellement remarqué avant te rend incapable de tenir sur tes jambes sans aide. Un certain soulagement réussi à se glisser dans ton malaise quand tu sens ses mains sur tes épaules. Tu n’es pas seul, tout va bien aller. Tu l’entends te parler, mais sur le coup, t’arrives pas à lui répondre. Non, faut que tu commences par respirer, laisser entrer le peu d’air qui accepte de passer ta gorge. Ça va, t’arrives à respirer un minimum, tout n’est pas perdu. Tu ne peux t’empêcher de te sentir mal en ressentant, entendant le stresse qui tu imposes au pauvre Nate. Tu hoches lentement la tête juste avant de caler ta joue contre sa main. Tu te concentres sur la chaleur de sa main sur ton visage pour tenter de détourner ton attention du vertige envahissant qui te tient. Tu finis par te laisser aller contre lui, lui faisant confiance pour te garder debout jusqu’à ce que tu sois en mesure de t’asseoir.

Ce n’est qu’après de longues secondes de silence saccadé par une respiration difficile de ta part que tu finis par ouvrir doucement les yeux pour le regarder. Tu tentes tant bien que mal de masquer la peur qui veut s’encrer dans ton visage. Oui, tu as l’habitude des étourdissements, mais jusqu’à maintenant, ça n’a jamais été aussi violent et ça, ça ne te rassure pas..

Désolé… Je voulais pas te stresser ainsi… Arrives-tu à dire avec un peu de difficulté.  
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beVen 12 Nov - 9:01
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Il a l’art de te mettre dans tous états, Anim. Il te fait sans cesse passer par un arc-en-ciel d’émotions, comme personne ne l’a jamais fait auparavant. Tu ne sais même pas s’il s’en rend compte, s’il en à conscience, ou s’il se plaît à se jouer de toi sans le moindre complexe. Toi, pour te protéger, tu rétorques avec ta répartie légendaire et parfaitement aiguisée. Tu ne veux pas te laisser faire, tu ne veux pas te laisser attendrir par son état pour finir complètement vulnérable, à sa merci. Tu es bien trop fier pour ça, pour lui accorder ce cadeau.

- Je sais, je suis devenu indispensable à ta vie, lâches-tu avec un sourire narquois, alors qu’une part de vérité se cache derrière cette parole lancée sur le ton de la plaisanterie.

Tu aimerais lui être essentiel, devenir sa priorité, partager avec lui ce que des centaines de couples amourachés vivent au quotidien. Mais tu sais que ce ne sera jamais possible. Il y aura toujours un obstacle entre eux vous : Joëlla, la maladie, etc. Votre existence ne sera jamais un long fleuve tranquille sans la moindre préoccupation. Elle sera toujours semée d’embûches. À la base, tu avais signé pour ce genre de vie, au sein de laquelle jamais aucun jour ne se ressemble. À présent, tu donnerais tout pour connaître un semblant de routine, certes parfois ennuyeuse, mais profondément heureuse.

Face au constat qu’il pose concernant ses plaintes, tu ne trouves rien à répondre, soudainement traversé par un sentiment de culpabilité qui te n’avait pas effleuré l’esprit jusque là. Tu préfères rester taiseux, parce qu’au fond, tu sais que tu ne peux pas lui reprocher de se plaindre, de regretter un quotidien auquel il n’a désormais plus droit. Sans doute serais-tu dans un pire état à sa place.

Pour autant, tu ne lui fais pas de cadeau. La proposition que tu lui susurres a pour seul objectif de le déstabiliser, de créer en lui la frustration qui existe déjà chez toi, comme si tu cherchais à prendre ta revanche. Sur lui, sur tout ce que vous n’avez pas pu construire, sur ce que vous ne construirez jamais. Néanmoins, bien qu’il soit déstabilisé, tu remarques presque tout de suite que quelque chose cloche dans son attitude. Son souffle est court, tu as l’impression qu’il est au bord du malaise et aussitôt, ton sourire s’efface. Tu te précipites vers lui, inquiet, les yeux écarquillés et les mains posées sur ses épaules dans l’espoir qu’il se ressaisisse. Progressivement, tu sens que son corps s’affaisse, se laisse aller. Tu le maintiens contre toi jusqu’à ce que sa voix, à peine audible, se fasse entendre. Il est désolé, désolé de te stresser.

- Mais arrête, t’as pas à t’excuser…

Lentement, tu le traines avec toi jusqu’à la cuisine, soulevant tout le poids de son corps appuyé contre toi. Dès qu’une chaise se trouve à portée, tu l’écartes de la table pour pouvoir y asseoir la pauvre carcasse d’Anim.

- Comment tu te sens ? Ça va mieux ? Il s’est passé quoi ? T’as fait une chute de tension ?

Tu t’accroupis à ses pieds, levant les yeux vers son visage blême. Tu n’as pas le sentiment que sa respiration soit plus calme, moins douloureuse, mais jusque là, Anim ne t’a pas donné beaucoup d’informations concrètes sur son état.

- Je m’inquiète pour toi, tu sais… lui avoues-tu à demi-mot, d’une voix à peine audible, comme si tu osais à peine formuler cette confession à voix haute, après toutes les saloperies que tu lui as balancées au visage.
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beSam 13 Nov - 3:45
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Tu ne sais toujours pas pourquoi tu es ainsi avec lui, pourquoi tu refuses d’agir de la façon dont tu voudrais vraiment avec lui. Il te suffirait d’assumer tes sentiments et de les formuler et tout pourrait changer, mais tu n’oses pas. Tu ne sais pas si c’est parce que tu as peur de te planter et ruiner ce que vous avez déjà ou si tu crains de finir par revivre cette détresse que t’a infligée la fin de ta dernière relation. Ou peut-être es-tu simplement terrifié à l’idée de t’abandonner à tes émotions. Et pourtant, tu sais que tu serais bien avec lui, qu’il te traiterait comme il se doit, mais surtout, tu sais qu’il ne trahirait jamais ta confiance. Et pourtant, tu es retissant. Il pourrait si facilement profiter de la confiance que tu lui accordes, voir même te manipuler sans problème et c’est ce qui te tracasse. Tu vis dans le doute et la peur qui te suit depuis plus d’une décennie et tu n’arrives toujours pas à t’en débarrasser… Et pourtant, lorsqu’il dit être indispensable à ta vie, tu sais qu’il a totalement raison. Pas juste en ce moment, mais bien depuis un long moment. Il a toujours été là pour toi à te remonter quand tu étais à ton plus bas, à te supporter quand tu en avais besoin, à te remettre à ta place quand tu déraillais. Il t’est indispensable, tu ne pourrais pas te passer de lui. Tu ne veux pas te passer de lui. Tu donnerais tout pour l’avoir juste pour toi et ne jamais en être séparé. Et pourtant, tu n’arrives pas à franchir le pas..

Totalement indispensable oui...

Tu n’arrives même pas à prendre un air sarcastique en disant ça, à croire que la vérité aimerait vraiment sortir. Pourtant, tu n’arrives pas à lui dire ce que tu penses de sa proposition. Bon, faut dire que ton corps ne t’aide pas non plus. On pourrait presque croire que tu as oublié comment respirer.. Tu n’arrives pas à rattraper ton souffle, ni même à tenir debout. La faiblesse t’empare à nouveau, mais cette fois tu peux dépendre de lui pour te garder sur tes pieds, sur terre, bien que tu as l’impression que tu pourrais facilement basculer à tout moment. Tu es calé contre lui à essayer de reprendre le contrôle de ton corps, mais sans réellement y arriver. Tu n’arrives même pas à contrôler tes émotions.. Tu es apeuré et tu culpabilises de lui imposer ce genre de mésaventure. D’ailleurs, tu t’en excuses, bien que tu n’as as à t’en vouloir, puisque tu n’y contrôle rien. Tu n’as pas demandé à vivre ce genre de chose.. Il te le fait rapidement savoir. Tu pousses un soupir tremblant en te laissant trainer par ton sauveur avant de te retrouver assis. Tu l’écoutes silencieusement te questionner sur ton état. Tu ne sais pas quoi lui répondre. Tu ne sais même qu’est-ce qu’il t’arrive. C’est ça le pire. Tu l’observes en silence, essuyant les larmes qui se glissent le long de tes joues. Tu aimerais tellement que ta vie soit plus simple, plus calme. Pourquoi ne peut-elle pas être normale ? Tu n’aimes pas ce que tu vis en ce moment, tu n’aimes pas le savoir aussi inquiet pour toi.. Tu t’empares à nouveau de sa main, la ramenant vers ton visage pour y déposer un baiser, un geste étrangement automatique.

Je sais pas ce qui se passe… J’ai juste.. De la misère à respirer.. Mais ça va sûrement passer.. Dis-tu sans réellement y croire toi-même.. Tu peux tout de même espérer.

Tu le regarde avec la simple envie de te caler à nouveau contre lui. Tu te sens si bien dans ses bras, voir même en sécurité. Tu n’y as jamais porté plus attention avant, mais lorsqu’il te serre contre lui, tu te sens si bien, c’est tellement apaisant.. Tu ne t’aides pas à penser à ça. Quoi qu’en même temps, t’as l’impression que ça t’aiderai à calmer ta personne. Tu te glisses de ta chaise pour te retrouver à genoux au sol et le pousse sans aucune force afin de l’inciter à s’asseoir par terre. Tu t'installes face à lui, les jambes passant de chaque côté de son corps, tu passes tes bras autour de lui et niches ton visage dans son cou en fermant les yeux. Tu restes alors ainsi à profiter de ce contact réconfortant, te concentrant sur ta respiration que tu arrives lentement à calmer. Doucement, t’as l’impression de reprendre le contrôle, bien que tu sens que tu n’arrives toujours pas à aussi bien respirer qu’à la normale. Une étape à la fois, non ? 
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beMar 23 Nov - 21:21
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T’es troublé par ce qu’il te dit, par la manière dont il le dit. Il semble sincère, trop sérieux, comme s’il n’y avait pas le moindre soupçon d’ironie dans ses paroles, pour une fois. T’es tellement troublé que tu ne trouves rien à répondre, pour une fois. Ta répartie s’est envolée instantanément, aussi vite que tes joues se sont empourprées. Pour tenter de conserver un peu de constance, tu fuis son regard. Tu te concentres sur la tâche qu’il t’a en quelque sorte imposée et tu fais de ton mieux pour être le plus prévenant du monde. Tu le soutiens, maintiens debout sa carcasse sans rien dire, en te demandant quand prendra fin ta peine. Jamais, sans doute. Dès qu’il te touche, tu souffres. Dès qu’il te parle, tu agonises. Dès que tu sens son souffle chaud sur ton épiderme, te rappelant à quel point ses lèvres sont proches des tiennes, tu succombes. Tu le conduis jusqu’à une chaise, où tu le déposes avec délicatesse avant de l’interroger. Tu le questionnes parce que tu t’inquiètes, parce que t’as peur. Peur de le perdre. Peur de le voir disparaître définitivement, sans avoir eu le temps de lui avouer tes sentiments, sans avoir eu le temps de lui confesser tout ce que t’as sur le cœur. Et si la mort emportait brutalement celui que tu aimes, comment le vivrais-tu ? Ne serais-tu pas dévoré par les regrets, par la douleur de ne pas avoir tout tenté pour vivre quelque chose d’exceptionnel à ses côtés. Des larmes se mettent alors à couler sur ses joues et tu l’observes, silencieusement. Tu ne voudrais pas l’empêcher de te dire ce qu’il a sur le cœur, briser l’élan qu’il serait en train de prendre. Il s’empare de ta main et l’embrasse. Tu le laisses faire. Quand tu le vois comme ça, tu as presque l’impression d’être avec lui, d’être l’homme qui partage sa vie. Mais il n’en est rien, et tu es déçu.

- Ouai… J’crois que j’devrais quand même appeler ton médecin, j’aime pas ça…

T’arrives pas à mesurer la légitimité de ton inquiétude. T’en fais trop ou t’as raison ? T’en sais foutre rien. Anim se détache alors de la chaise sur laquelle il est assis pour s’avancer vers toi. Ses bras s’enroulent comme des lianes autour de ton cou. Docilement, tu te laisses faire. Tu n’as pas la force de lutter. Tu n’as plus la force de lutter. Tu veux juste profiter, ne plus penser à l’impossibilité de votre amour, à l’impasse dans laquelle vous vous trouvez. Une fois que son corps est plaqué contre le tien, tu l’enlaces à ton tour et le serre. Tu lâches un soupir presque soulagé et passe une main fébrile le long de sa colonne vertébrale. Vos respirations se mêlent alors l’une à l’autre et tu profites de l’instant. Jusqu’au bout. Tu ignores combien de temps il va durer alors tant qu’il fait partie du présent, tu le saisis pleinement. Tu lâches prise et tu pries. Tu pries pour avoir la force de t’éloigner quand le moment viendra.
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beDim 28 Nov - 20:03
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Il t’est impossible de paraitre ne serait-ce qu’un minimum sarcastique en ce moment. C’est trop demandant en ce moment.. Tout est trop demandant pour toi. Tu n’arrives même plus à te tenir, tu dois dépendre de lui pour ne pas t’étaler au sol. Il est ta force en ce moment, mais tu as l’impression que même lui commence à avoir de la misère avec ça. Quand tu le regardes, tu vois les larmes couler sur ses joues et ça te fait mal de voir ça.. T’as envie de le réconforter et lui dire que ça va bien aller, mais t’en es même pas convaincu toi-même alors pourquoi aller lui mentir..? Ce geste que tu poses, prendre sa main et l’embrasser ainsi, on pourrait presque croire que vous formez un couple. T’aimerais ça, mais en même temps, t’oses pas. Tu as peur, tu es même terrifié. Trop pour réussir à te lancer. Et pourtant ça te ferait tellement de bien, ça t’apporterait même de la stabilité. Tu sais très bien qu’il pourrait t’apporter tout ce dont tu as besoin, mais est-ce que tu le mérites ? Est-ce qu’il mériterait un tel supplice que d’être avec toi ? Non… Il mérite bien mieux que toi… Tu te dis même que tu devrais le libérer, le laisser aller pour arrêter de le torturer ainsi.. Et puis, pourquoi lui fais-tu ça ? Pourquoi lui donner de l’espoir de la sorte, quand tout ce que tu fais, c’est de lui faire du mal ainsi ? Parce que tu ne peux pas te passer de lui, parce que tu ne veux pas t’en passer. Tu le veux que pour toi, mais tu n’es pas capable d’affronter tes peurs et faire de ce désire, la réalité. T’es vraiment un cas désespéré..

Tu hoches lentement la tête. Ça serait peut-être une très bonne idée d’en parler à ton médecin. C’est techniquement pas normal, même malgré ta situation. Tu comprends d’ailleurs son inquiétude.. Même si t’essaie de le cacher, tout ça te fait paniquer. Ça ne t’est jamais arrivé par le passé, mais que peux-tu y faire ? Pour l’instant, tu te glisses dans ses bras, de collant contre lui, accroché à lui comme si ta vis en dépendait. Dans ses bras, au moins, tu te sens bien, en paix avec toi même, tu te sens en sécurité. T’as tellement envie de lui avouer, de l’embrasser avec tout l’amour que tu ressens pour lui. Un frisson te traverse au passage de ses doigts sur ta colonne et un soupir d’aise se glisse entre tes lèvres. Tu fronces les sourcils lorsque tu réalises que tu n’es pas capable de reprendre le souffle que tu viens de pousser. Tu peux entendre le sifflement dans ta gorge quand tu essaies de respirer, sans jamais y arriver. Tu redresses la tête pour le regarder en postant une main à ton cou. Le regard que tu lui porte projète bien la crainte qui t’envahis. Une larme longe ta joue alors que ta vision se trouble. Tu commences à avoir de la misère à le voir, tu as la tête qui tourne et la gorge qui te fait souffrir. Sous l’effet du vertige, tu fermes les yeux, sans te douter que tu n’arriveras pas à les réouvrir. Tu sens la faiblesse t’envahir de plus belle, tu n’arrives plus à tenir ton corps alors que ce dernier s’effondre contre Nate. T’as la tête contre son épaules, les bras tombant de chaque côté de ton corps. Tu reposes contre lui, inconscient, l’air ne se rendant plus à se rendre à tes poumons. Un autre supplice que tu viens lui imposer sans le vouloir.
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beLun 6 Déc - 21:17
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Pourquoi rien n’est jamais simple ? Pourquoi tout est toujours compliqué ? Pourquoi t’es toujours obligé de t’enticher d’une personne qui ne veut pas de toi, ne voudra sans doute jamais de toi ? Pourquoi tu peux pas succomber au charme d’une personne saine, de corps et d’esprit, qui ne te plongera pas dans une crainte quotidienne et constante. T’es fatigué de tout ça, Nate. Fatigué de devoir te battre au quotidien pour sauver le peu qu’il vous reste mais tu sais que tous les coups que tu portes sont vains, inutiles. Tu sais, au fond de toi, qu’Anim restera toujours accroché à Joëlla, désespérément, et que tu ne seras jamais qu’une roue de secours quand elle ne voudra plus de lui. Ne mérites-tu pas mieux que ça ? Pourquoi t’infliges-tu toute cette douleur inutile, alors que ta vie pourrait être si douce sans lui ?

Le cœur a ses raisons que la raison ignore. Tu ne connais que trop bien ce dicton, car il reflète toute ton existence, ton amour inconditionnel pour Anim, que tu tentes vainement de cacher derrière des sarcasmes et des remarques grinçantes. Si seulement tu avais su te préserver en temps voulu ! Tu ne serais pas là, aujourd’hui, en train de le serrer contre toi alors qu’il s’évanouit, qu’il semble perdre connaissance.

Tu ne réalises pas tout de suite qu’il n’est plus tout à fait là. Tu essayes d’abord de te convaincre que ce n’est qu’une impression puis, tu sens son corps se ramollir, ses muscles qui perdent soudainement en tonicité.

- Anim.. ? murmures-tu, alors que l’inquiétude s’empare doucement de toi et que tu réalises que ton impression se confirme.

- Anim, tu me fais quoi, là ? Ça n’a rien de drôle.

T’espères du fond du cœur que c’est une plaisanterie, une mauvaise blague ; qu’il va ouvrir grand les yeux d’une seconde à l’autre et éclater de rire, en annonçant fièrement qu’il t’a bien eu. Ah ! Tu donnerais cher pour qu’il se moque de toi. Encore une fois. Une dernière fois.

- Anim ?!

Cette fois, ta voix est fêlée, brisée par la peur, la terreur. Tu le déposes sur le sol et commences à le secouer en espérant qu’il te réponde. Tu répètes son nom en le secouant, en priant pour que ça suffise à le ramener à toi, mais il a bien trop mauvaise mine. Tu aurais dû t’en douter. Pourquoi n’as-tu pas réagi plus tôt, plus vite ? Peut-être que tu viens de condamner Anim ? Mais c’est ce que tu voulais, non ? Tu commençais à te lasser de votre histoire, non ?

- Merde.

Nerveusement, tu te mets à pleurer. Les larmes coulent spontanément sur tes joues, sans que tu ne puisses rien y faire. Tu renifles alors que tu cherches ton téléphone dans ta poche. Quand tu le trouves, tu tentes une dernière menace désespérée :

- Anim, j’vais appeler une ambulance donc j’te jure que si c’est une sale blague, t’as intérêt à te manifester maintenant.

Mais rien. Pas de réaction. Pas d'inspiration au milieu du silence. Juste le désespoir et la sonnerie du téléphone en fond sonore.
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beJeu 9 Déc - 2:50
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Toi qui lui avais demandé plus tôt pourquoi il était encore là plutôt que d’être retourné à Washington, tu finis par avoir ta réponse. Une de plus. Il est là pour t’aider à conserver le peu santé mental qu’il te reste. Il est là pour te supporter sur ce champ de bataille. Il est là pour te garder en vie quand toi-même tu n’en as plus la force. Il est réellement la principale raison pour laquelle tu es encore de ce monde. S’il devait finir par te laisser pour retourner à des kilomètres de toi, tu ne t’en sortirais surement pas. Comment as-tu pu autant t’attacher à cette personne qui ne faisait même pas parti de ta vie il y a sept ans ? C’est un mystère, tu sais simplement qu’il est là et que tu ne pourrais plus te passer de lui. Toi qui n’as jamais voulu dépendre de qui que ce soit. Toi qui n’as jamais été capable de faire preuve d’autant de confiance envers qui que ce soit, sauf peut-être bien Isaac. Toi qui n’as jamais été aussi proche d’un homme de la sorte.. Quand accepteras-tu de t’ouvrir pleinement à lui ? Quand le laisseras-tu pleinement entrer dans ta vie ? En fait, est-il déjà trop tard pour ça.?

Lorsque l’envie de te lancer te vient, ton souffle t’abandonne. Le peu de force qu’il te restait s’efface, ne laissant place qu’à une détresse paisible. Pour toi, c’est le calme absolu. Ton esprit a droit à un moment de paix, d’une pause alors que ton corps lui, a de plus en plus de misère à fonctionner, à te garder en vie. L’air ne se rend plus à tes poumons, n’arrive même pas à traverser ta gorge. Le pauvre Nate, encore pris à devoir gérer tes problèmes. S’il savait ce qui se passe en ce moment. L’absence d’oxygène entrant dans ton corps ne prendra pas grand temps à se faire sentir. Plus le temps s’écoulera sans action pour y remédier, plus les risques d’effets irréversible sont grands. Peut-être est-il même déjà trop tard pour ça. Après tout, malgré ce certain passage d’air qu’il réussi à te faire, les paramédics s’inquiètent d’une potentielle hypoxie cérébrale. Si ça s’avère être le cas, tu t’en sortiras sûrement, mais à quel prix ? Ça sera à voir quand tu te réveilleras après cette chirurgie qui a pour but de débloquer tes voies respiratoires. Si tu te réveilles, rien n’est acquis pour toi en ce moment. Surtout avec la découverte que fait le médecin en te faisant passer un IRM. Si tu savais comment tu n’es pas au bout de tes peines..

Tu ne pourrais dire combien d’heures se sont écoulées entre ce moment où tu étais bien confortablement calé contre lui et maintenant, quand tu ouvres péniblement les yeux dans cette chambre de l’hôpital. Fronçant les sourcils, tu refermes aussitôt les yeux, trop de lumière venant agresser tes rétines. Et puis, ça te demande beaucoup trop d’énergie. Bien que tu penses que seul quelques secondes se sont écoulées depuis que tu as fermés les paupières, ce n’est que plusieurs minutes plus tard que tu les rouvres enfin. Tu n’as plus aucune force, même pas pour bouger ne serait-ce que la tête, tu es léthargique, mais au moins, ton esprit n’est pas propulsé un peu partout. C’est le calme absolu, au point où t’es même pas capable de formuler une pensée dans ta tête. Tu es même limite bercé par le son du moniteur cardiaque et du respirateur qui vont à un rythme régulier et paisible. Un très léger sourire se trace sur tes lèvres tellement tu te sens bien en étant aussi… Éteint. Ça ne t’arrive jamais d’être aussi en paix, aussi bien. T’aimerais que ça dur éternellement, même si ce ne serait probablement pas l’idéal. Mais quand-même…
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Sujet: Re: I'm sorry, I cannot be what you need me to beLun 27 Déc - 20:04
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Nate & Anim


Tu ne mesures pas vraiment la gravité de la situation. Tu ne te rends pas compte, tout de suite, qu’Anim pourrait mourir, disparaître définitivement. Les événements s’enchainent sans que tu ne puisses rien y changer. Tu assistes, impuissant, au balai des ambulanciers, infirmiers, médecins qui se succèdent pour tenter de le maintenir en vie. Comme d’habitude, tu n’es que témoin, tu subis silencieusement, le cœur au bord des yeux. L’agitation prend fin au moment où Anim est enfin amené dans une chambre, tous ses paramètres étant étroitement surveillés par une batterie de machines qui ne cessent d’émettre des bip inquiétants au milieu du silence. Toi, tu te contentes d’observer son visage éteint, debout dans la pièce, le cœur encore tremblant d’émotion. Une infirmière finit par venir te voir pour te signaler que les heures de visite vont se terminer. Tu acquiesces, sans protester. Et sans dire un mot, tu t’en vas. Tu tournes les talons sans lui adresser un dernier regard, qu’il ne verrait de toute façon pas. Quand tu passes la porte, tu te sens comme soulagé, comme si un poids quittait tes épaules. Finalement, tout est et sera toujours compliqué avec Anim. T’auras beau y mettre tous les efforts pour vous simplifier l’existence, tu ne peux plus te laisser souffrir éternellement pour lui. S’il n’était plus dans ta vie, tu aurais peut-être l’existence moins lourde. Cette idée résonne dans ta tête quand tu quittes l’hôpital pour rejoindre ta voiture. Tu t’installes derrière le volant en ne cessant de te demander si le moment ne serait pas opportun : et si tu plaquais tout ? Et si tu ne pensais qu’à toi, pour une fois ? Ce ne sera sûrement pas si simple, mais personne n’a jamais prétendu que la guérison d’une maladie mortelle arrivait sans laisser des séquelles irréversibles.

FIN.

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I'm sorry, I cannot be what you need me to be

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